Skip to content

Supports scientifiques

 

ALLERGIE  AU  SOJA

L’allergie au soja  est relativement rare (<1% dans la population générale en Europe).

Cependant, Glycine Max est considéré comme allergène émergeant : comme source d’huile et de protéine, le soja est omniprésent dans les produits de l’agro-alimentaire : il s’agit d’un allergène caché ; des manifestations cutanées ou gastro-intestinales sont les plus courantes dans une allergie au soja, mais des réactions systémiques sévères sont aussi possibles. A la suite de quoi, la présence de soja doit être mentionnée à l’étiquetage depuis 2003 en Europe.

Dépistage

   Les tests cutanés aussi bien que les dosages d’IgE spécifiques réalisés avec l’extrait total de soja (F14) ont de mauvaises valeurs prédictives tant négatives que positives.

  • apport des allergènes moléculaires

    3 protéines sont identifiées comme allergènes majeurs responsables de la sensibilisation :

r Gly m4 , une PR10 (Pathogenesis Related)

   Elle présente 66% d’homologie de structure avec la PR10 du bouleau ; dès à présent, en Europe centrale, 10% des allergiques au bouleau le sont au soja ; cependant, à contrario des autres allergies alimentaires dépendant de la sensibilisation aux PR10, via le bouleau, on peut

observer avec le soja des réactions sévères ; ceci s’explique par la particularité de la PR10 de soja plus stable à la chaleur et à la digestion ; en conséquence, les aliments peu traités thermiquement , tels le lait de soja, peuvent donner des accidents systémiques.

   Une concentration insuffisante en PR10 dans des extraits totaux utilisés pour les prick- tests ou les dosages in vitro (F14) explique vraisemblablement les faux négatifs parfois observés

chez les sujets sensibilisés via PR10 (les plus nombreux).

r Gly m5, une conglycine présentant une homologie de structure avec Ara h1 (arachide) et

r Gly m6,  proche de Ara h3 (légumine de l’arachide)

     Ces protéines de stockage très stables à la chaleur et à la digestion sont à l’origine des cas

d’anaphylaxie majeure ; 3 à 6% des enfants allergiques à l’arachide sont réactifs au soja ;

à l’inverse, les deux tiers des allergiques au soja le seront à l’arachide.

   Ces 3 tests recombinants sont disponibles en routine, et sont un apport diagnostique certain par rapport aux tests antérieurs

    Remboursés par l’INAMI comme allergènes spécifiques (maxi 6 tests)

    1 protéine au moins est responsable des faux positifs sur les tests utilisant l’extrait total  :

r Gly m3, une profiline, inductrice d’IgE généralement sans signification clinique

   (pas encore en routine >  tester les profilines de bouleau r Bet v2 ou de graminée r Phl p12)