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IMMUNOGLOBULINES  MONOCLONALES

Expression  d’un clone lymphocytaire

  • soit dans le cadre d’une prolifération maligne
  • soit par défaut de rétrocontrôle des lymphocytes   (vieillissement immunitaire avec l’âge)
  • soit à la suite d’une forte stimulation antigénique (affections virales)

Grande dépendance à  l’âge :  >50a  2%   ->   >70a   3%   ->   >80a  5%

Manifestations cliniques

  • liées à la prolifération lymphoïde : risque osseux, syndrome tumoral hématopoïétique
  • liées à une activité auto-anticorps de la paraprotéine :

         anémie hémolytique, anticoagulant circulant, IgM anti-myéline …

  • liées aux propriétés physico-chimiques de la fraction Fc :

         cryoglobuline, dépôts amyloïdes, hyperviscosité …

  • aucune : le plus souvent, découverte fortuite à l’électrophorèse des protéines

Mise au point diagnostique

  • des hémopathies malignes : typage lymphocytaire, myélogramme, radio/scanner
  • non hématologique :  infections virales (le plus souvent EBV, CMV, aussi HCV, HIV …)
  • gammapathies monoclonales de signification indéterminée (GMSI) -(MGUS en anglais) :

     en principe, diagnostic par élimination, toujours susceptible de remise en cause (voir suivi),  

     mais l’envisager d’emblée si :

  • aucun signe hématologique, ni osseux, ni rénal
  • pas de dépôt amyloïde, ni d’adénopathie ; pas d’hypercalcémie
  • taux normal des immunoglobulines, et plasmocytes médullaires <10%
  • myélome asymptomatique (stade I, SMM en anglais)

les GMSI  changent ainsi de classe si le taux des immunoglobulines est  augmenté et/ou si  le taux des plasmocytes est >10%

Surveillance des GMSI

L’évolution vers la malignité est de l’ordre de 1%/an :

on recommande donc une biologie bisannuelle, puis annuelle.

Au stade SMM le risque augmente à 10%/an, voire plus.

 Facteurs de risque évolutif :

  • L’âge ; les IgM et IgA sont plus à risque que les IgG ;  plasmocytes médullaires > 5 %
  • rapport des chaines libres kappa/lambda anormal ; bèta2 microglobuline augmentée

  Dans une série de Kyle (>1000 cas suivis sur >30 ans à la Mayo Clinic) :

  • 64% sont restés MGUS
  • 16% ont évolué en myélome ;
  • 8% en amylose ; 6% en lymphome ; 4% en plasmocytome et Waldenstrom ; 2% en LLC

INAMI

L’immuno-électrophorèse des protéines sériques est remboursée

 Le dosage des chaînes libres kappa et lambda, bien que faisant consensus quant à son intérêt, n’est remboursé de manière restrictive que dans les cas de myélome non sécrétant, ou à chaînes légères, ou d’amyloïdose primaire